Eric Becquet, du football à l'écriture

Eric Becquet était président du BEC jusqu'en 2016 avant de partir rejoindre le Pays Basque. Ce passionné du ballon rond est aussi écrivain. C'était donc une évidence que les intrigues se déroulent dans le monde du football. Rencontre.

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On vous avait laissé comme président du BEC en 2016, que reste-il-de tout ça aujourd’hui ?

Le BEC c’était le bon temps, une magnifique aventure. J’y ai été joueur à partir de 1995, coach des U15 et de la réserve lorsque Cyril Coupy était entraîneur de la première. Et président pour quatre mandats, de 2008 à 2016. Entre 2010 et 2015, avec un super groupe et de supers coaches, Laurent Paternostre et Gilles Pallaruelo, sans oublier ceux qui ont œuvré comme dirigeants, Stéphane Claroux et Hervé Cuesta, ou RTJ et coaches des réserves, Loïc Feuillerat et Anass Bouanane, nous sommes passés de la Promotion de Première Division à la Promotion d’Honneur, avec trois montées en cinq ans, une coupe du district en 2011 et un quart de finale de Coupe d’Aquitaine en 2015 perdu aux pénos contre Lormont. Ça me manque parfois tout ça. Mais ça devenait fatiguant, je travaillais au Pays basque et je faisais deux à trois allers-retours par semaine à Bordeaux pour le foot. Il fallait passer la main. Aujourd’hui, après une période de transition, le BEC est à la relance, entre de bonnes mains.

Vous portez toujours un œil sur le foot girondin ?

Bien sûr. Je garde un pied dans le foot girondin grâce aux copains, mais aussi grâce à Foot Gironde. Quand je rentre le dimanche soir, je me jette sur la tablette et je regarde les résultats. Le BEC bien sûr, mais aussi Talence avec Cyriaque Otta, Ambarès avec Pater, Lolo Dauriac à Libourne ou encore Portes-Entre-Deux mers avec Denis Terrien. J’avoue que les interviews malicieuses de Pedro Vides me manquent. J’espère qu’il va revenir aux manettes d’un club. Je souris aussi quand je vois que le « grand pin » Stéphane Lanave, -avec qui j’ai joué mon dernier match en PL contre Neuvic là-bas -, marque toujours au Bouscat. J’avais joué dans les cages, on n’avait pas de gardien. Défaite 2-1. Neuvic était entrainé par le légendaire Nourdine Boufrizi.
Je vais être honnête, je passe au moins une fois par jour sur ton site Marie Laure ! Et ce n’est pas pour rien que je suis au top de ton concours de pronostics ! KRISTOF 24 n’a qu’à bien se tenir !

 Que devenez-vous, question foot, au Pays Basque ?

J’ai deux casquettes. Je suis dirigeant aux Labourdins d’Ustaritz où j’entraine mon fiston en U9 et je file un coup de main par-ci par-là, notamment pour notre tournoi U11 et U13 les 1er et 2 juin prochains. Et je suis coach de l’équipe A en D3 district de la Kanboko Izarra, depuis fin octobre. L’équipe du club de Cambo-les-Bains, animée par la très dynamique présidente Fabienne Bault. Une femme présidente, ça change, et en bien !
J’avais commencé la saison comme coach principal en Régional 3, pour l’équipe C des Genêts d’Anglet. Mais je me suis trompé. Je me suis un peu embrouillé les pinceaux : après avoir obtenu le BMF en 2015, j’ai souhaité enchainer avec le BEF. J’en ai fait un premier bout l’an dernier. Je voulais reprendre à Anglet. Mais je me suis rendu compte qu’en effectuant cette formation -d’ailleurs très pro et très complète-, ma position d’éducateur changeait. Je transformais ma façon de faire par trop de formalisme, trop de rigidité pédagogique. Je pense qu’à mon âge, je ne suis plus formatable, ou alors plus tellement.
Et puis partir le dimanche sans dirigeant, c’est pour moi quelque chose d’assez rédhibitoire. Je ne prendrais plus jamais d’équipe C. En D3 j’ai des gars qui sont heureux d’être là, un groupe surprenant et attachant et du monde derrière la main courante. Ça me va bien, je suis peut-être à mon niveau, parce que le foot est avant tout une passion. Et comme on a gagné dimanche, c’est encore mieux !

Vous avez une nouvelle actualité : après la parution de deux romans sur fond de foot en 2015 et 2017, vous sortez ce-mois-ci des Quizz culturels sur Bordeaux et le Pays basque…

Le « 9 Bordelais était chargé », sorti en 2015 a bien marché, il a connu une réimpression. « Mauvaise passe pour le 10 » est plus récent, il date de novembre 2017. La suite des aventures des personnages du premier.
En attendant de terminer ma trilogie polar foot avec le 11 bien entendu, j’ai effectivement sorti des Quizz sur Bordeaux et le Pays basque. 110 cartes, 5 indices par cartes, du plus difficile au plus facile. Il doit bien y avoir une ou deux cartes sur le foot dans l’édition Bordeaux…
Je pense que c’est une bonne idée de cadeau de Noël ! 13,90 euros, en vente partout ! (Cultura, Librairies, Mollat, etc…)

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