Pour cette saison 2017-2018, les féminines de Mérignac-Arlac souhaitaient faire au moins le même parcours que la saison dernière, où elles avaient atteint les huitièmes de finale. Et les protégés de Michaël Andéol ont déjà montré leur belle motivation en sortant lors des 64es de finale un club évoluant en Division 2, Montauban. Et cela leur offre une belle affiche pour ce début janvier, même si le technicien trouve que c'est un peu tôt : "On aurait aimé aller le plus loin possible, reconnait-il. Mais rencontrer un club d'élite est très bien pour le club. Il vaut mieux se faire sortir par une club de D1 que par un club inférieur comme la saison dernière", reconnait le technicien.

Mais n'y voyez pas là un renoncement avant de jouer. Loin de là. Si Michaël Andéol estime que le pourcentage de chance de se qualifier n'est que de 15%, il reconnait que son groupe fera tout pour l'optimiser et ainsi poursuivre l'aventure : "on fera tout pour les utiliser". Mais pas simple pour les Arlacaises de devoir se frotter à une équipe où le trois quart des joueuses est sous contrat fédéral, avec des internationales. Un beau tirage selon l'entraîneur, qui se fait porte parole du groupe : "dans notre chapeau, nous avions trois clubs de D1 : Guingamp, Bordeaux et Soyaux. Nous connaissons bien Bordeaux et Soyaux qui sont dans notre région et nous sommes heureux de jouer contre Guingamp, que nous ne connaissons pas. Ce sera une belle fête".

Une préparation inhabituelle

Il a donc fallu au groupe mérignacais être raisonnable en cette période de fête de fin d'année. Après une seule petite semaine de coupure, du 17 au 22 décembre, les retrouvailles ont eu lieu la semaine de noël avec un emploi du temps inhabituel. Les terrains étant fermés, Michaël Andéol a réservé deux séances particulières. La première : de la boxe, qui a été très appréciée. "Cela a permis de travailler le cardio. Les filles ont adoré même si elles ont eu mal aux jambes !". Et pour la deuxième séance : du soccer en salle.

Les habitudes ont repris sur la semaine du réveillon, avec une grande motivation. "Tout le monde veut jouer ce match, avoue l'entraîneur. Mais je ne prendrai aucun risque dans la composition s'il y avait des petits blessures. Nous jouons gros cette saison. Il nous attend un gros mois de janvier où nous allons devoir jouer contre le deuxième et le troisième du classement. Nous avons actuellement six points d'avance. L'important sera cette année les inter-régions et la coupe Nouvelle-Aquitaine". Et sur ce match de coupe de France, le maitre mot sera de prendre du plaisir, de savourer cette rencontre et cette belle fête pour l'ensemble du club. Et cela en prenant soin de suivre les ultimes conseils du technicien : "il ne faudra pas regarder jouer notre adversaire. L'enjeu ne doit pas prendre le pas sur le jeu. Il faut être comme elles savent le faire, à 200%. Ne pas être impressionnés de jouer contre des filles que l'on voit à la télé et se donner à fond".