© FCE Mérignac Arlac
Avez-vous digéré cette relégation d’avril dernier alors que la saison n’avait pas été à son terme ?

Je n’ai toujours pas digéré. Cela arrive lorsque la relégation sportive arrive quand la compétition va au bout, que le vainqueur et le vaincu est au bout de 26 matchs. Etablir un classement aux deux tiers du championnat, je ne le digèrerai jamais. C’est la décision d’un homme et tout le monde s’est plié à cette décision. C’est très dur d’accepter. C’est une grand injustice pour nous et tous les autres clubs. C’est dommage que cela ternisse l’image de notre sport. Dans beaucoup de sports il n’a pas été pris cette décision, même en France nous étions les seuls. Face à un géant, les petits ont beau se battre, c’est compliqué. Après, il est certain qu’il y a plus grave mais c’est rageant.

Il a fallu toutefois avancer et préparer la saison 2020-2021 ?

Nous avons fait un bon début mais soit on s’enterre et ressasse ou alors on se force à penser à la saison qui arrive et on tourne la page. On a donc retrouvé le championnat un championnat de régional 1 qu’on connait bien. On est reparti avec les joueurs qui voulaient rester. On ne s’est opposé à aucun départ. Douze joueurs ont préféré partir pour jouer ailleurs ou alors arrêter leur carrière. Nous avons recruté des joueurs qui nous suivaient dans le projet, en réduisant le groupe. L’esprit d’équipe est essentiel pour réussir à ce niveau. Au début de saison, nous sommes à deux matchs, deux victoires mais avec les conditions sanitaires et les matchs reportés, cela ne sert à rien de regarder le classement.

Avec l’objectif de retrouver dès la fin de saison le national 3 ?

On ne se met pas la pression car j’ai regardé les statistiques. Sur les 4 dernières années, tous les clubs de National 3 qui ont été relégués ne sont jamais remontés dès la saison suivante. Cela prend en général deux ou trois ans. Je connais bien ce championnat et je suis conscient que ce sera difficile d’autant que le groupe a bien changé. On reconstruit et on part sur un nouveau projet. Avec les départs, de nombreux jeunes du club vont pouvoir s’exprimer en R1. On va se servir de ce niveau pour les faire progresser. Avant de monter en National 3, nous avions tenté de le faire durant quatre saisons !

Ce dimanche, en coupe de France vous retrouvez une équipe de National 3 en coupe de France pour vous jauger ?

Le Stade Bordelais a été en lutte juridique avec nous cet été. J’aurai préféré un autre adversaire il ne faut pas mentir. On a toujours envie d’aller le plus loin possible dans cette compétition. Sur ce match, le Stade Bordelais est favori. Mais nous sommes contents de recevoir. Ce sera un beau derby.

Comment faire la différence ?

On les a rencontré cet été lors d’un match amical. Ils étaient impressionnants dans leurs capacités athlétiques. Il faudra être prêt au combat. Il faut assimiler et ne pas mettre de côté que ce n’est pas en jouant que l’on fera la différence. Il faudra être prêts à combattre, à gagner les duels. Il ne faudra pas faire les petits garçons contre une équipe qui dégage beaucoup de maturité.

De son côté, Alexandre Torres indique : « Après l’US Bouscat, la Coupe de France nous offre un nouveau derby pour ce 5ème tour avec un déplacement à Merignac Arlac. Il n’y aura donc pas de surprise tant les deux clubs et équipes se connaissent bien. Nous avons un statut de favori à assumer et savons qu’il va falloir garder notre niveau de performance actuel pour passer l’écueil de cet adversaire« .
Le match
Mérignac Arlac – Stade Bordelais Dimanche 18 octobre à 15h Stade Cruchon, Mérignac