© FC Biganos
Depuis combien de temps avez-vous arrêté de jouer ?

J’ai arrêté trois saisons complètes. La saison 2016-2017 était la dernière. Alors que je jouais au Stade Bordelais, j’ai intégré un lycée comme accompagnant d’élèves en difficultés. Je n’avais plus la motivation, l’envie d’aller aux entraînements après une journée de travail. Cela faisait déjà quelques années que j’envisageais d’arrêter par lassitude des exigences et de la rigueur. Comme je débutais le travail, j’ai préféré privilégier ma reconversion. J’avais envie de changer de voie. Aujourd’hui, je suis une formation à l’Institut Régional Du Travail Social de Talence et je travaille à l’association Marie de Luze de Bordeaux, foyer de protection à l’enfance qui est un internat pour dix adolescentes.

Et donc au bout de trois ans un retour dans le milieu du football avec une signature à Biganos ?

Oui j’ai accepté de signer là-bas. C’est un juste mélange entre plaisir et compétition, avec un objectif au bout. Il y a aussi un rythme moins lourd pour les séances d’entraînement. L’entraîneur joueur, Nathan Dupy, est un copain d’enfance. Nous avons joué tous les deux à Bordeaux. Nous nous sommes perdus de vue pendant quelques années. Il y a deux ans, il m’avait contacté. J’avais refusé car je ne savais pas encore quel serait le rythme du travail et de la formation. Il est revenu à la charge. Il m’a vendu le projet de club promu qui a l’ambition de monter en Régional 2. Il a fait le tour de l’effectif. Le projet m’a convaincu. J’ai aussi eu beaucoup Vincent Epelva, le directeur sportif, au téléphone. Il m’a lui aussi convaincu.

Et la saison commence très bien avec à la clé un beau parcours en coupe de France ?

On a débuté le parcours et on y est toujours ! C’est un petit parcours sympa avec pour le cinquième tour la réception d’Anglet. Je ne m’attendais pas à un début comme ça. Cela fait bien plaisir de s’intégrer là-dessus. J’ai été très bien accueilli par le groupe et les bénévoles. Je recherchais un tel club, avec une belle ambiance et un esprit de famille. Nous avons pu éliminer deux clubs de R1 (Saint-Médard-en-Jalles, Cestas), un de Régional 2 (Pau Portugais) et un de régional 3 (Biscarrosse). Je suis content d’être dans ce groupe qui vit bien, avec des séances variées. C’est plaisant, il n’y a que du positif pour l’instant.

Quel objectif avez vous contre Anglet ?

Nous ne pouvons que créer la surprise car nous n’avons rien à perdre. La priorité est le championnat. La coupe, ce n’est que du plaisir. Il devrait y avoir un peu de monde samedi. Je suis plutôt confiant, j’essaie de le transmettre au groupe, aux jeunes qui peuvent avoir des craintes. Il faut qu’ils sachent que tout est possible. Il faut avoir confiance. Le groupe peut le faire. Il ne faut surtout pas partir défaitiste.

Avec la déception que ce ne soit pas le Stade Bordelais ?

Il y a peu de temps, j’ai eu Alexandre Torres au téléphone. Je lui avais donné rendez vous. Je suis déçu que ce ne soit pas le Stade Bordelais mais c’est toujours sympa de jouer contre Anglet. Et pourquoi pas le Stade au prochain tour ! Cela serait cool et sympa.

Le match
Biganos – Anglet
Samedi 17 octobre à 19h
Stade Garnung, Biganos