© Marie-Laure Julian

Du côté de Libourne, les joueurs ont souhaité à l’unanimité jouer ce sixième tour de coupe de France, malgré des conditions contraignantes.

« On veut jouer cette rencontre car on n’est pas arrivé à ce stade de la compétition pour arrêter là, déclare Franck Vallade, entraîneur. On se rallie à la volonté des joueurs qui souhaitent jouer. Beaucoup de questions en découlent. Dans quelles conditions pourrons-nous jouer ? La première question est : est-ce que nous aurons une dérogation pour nous entraîner après le couvre-feu ou pas. Si ce n’est pas le cas, nous n’aurons que deux séances pour préparer cette rencontre, ce qui n’est pas satisfaisant ».

Franck Vallade sait toutefois que de son côté, le FC Libourne n’est pas le plus à plaindre. Depuis mi-décembre, le groupe s’entraîne trois fois par semaine, vacances de fin d’années compris. Le groupe est donc prêt physiquement : « on n’a pas pu faire tout comme il faut, vu le protocole, mais sur le foncier, j’ai activé l’ensemble des paramètres et les joueurs sont prêts pour jouer 90 minutes. Ce n’est pas le cas d’autres clubs. Et ça c’est inquiétant. Cela donne un peu l’impression que cette organisation est proposée afin que les clubs amateurs refusent de jouer. Et s’il y a des forfaits, la compétition est tronquée », concède-t-il.

Mais, derrière cette reprise, il y a la frustration de se dire que s’ils sont éliminés, il faudra reprendre les entraînements sans contact : « on reprend, on arrête, sans arrêt, c’est fatiguant. Et cela sans savoir si réellement les championnats pourront reprendre en mars ».